POP CULTURE Alien : Isolation, dans l’espace tout le monde vous entend crier

Alien : Isolation, dans l’espace tout le monde vous entend crier

Commentaires (0) POP CULTURE Alexandre Jeanpetit

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Bien loin du fiasco Alien : Colonial Marines, le nouveau jeu de la franchise Alien propose une expérience de jeu plutôt agréable et stressante, basée sur un gameplay plutôt rigide mais qui s’apprivoise progressivement et sur une dimension sonore non négligeable.

« Ici, Ripley, dernier survivant du Nostromo ». C’est le dernier message que j’ai reçu de ma mère. 22 ans après sa disparition, me voilà dans une situation peu enviable, moi, Amanda Ripley.

C’était une simple mission de reconnaissance. Embarqués à bord du Torrens, nous devions rejoindre la station spatiale Sévastopol qui abritait les restes et la boîte noire du Nostromo. Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. J’ai été séparée de mes coéquipiers et j’ai découvert une station orbitale à feu et à sang. Je ne dois pas m’affoler. Mon sac, il faut que je vérifie mon sac. Voyons, il me reste ma lampe torche, quelques fumigènes, des petits matériaux de composition que j’ai ramassés à droite à gauche, ma clef anglaise qui me sert à débloquer certaines portes et un flingue, avec quelques munitions. Je ne me suis jamais servie d’un flingue. J’ai bien peur qu’il ne me soit d’aucune utilité contre ce qui me traque. Au pire, comme je suis mécano, je pourrai me construire quelques objets (grenades fumigènes, bombes sonores) pour détourner l’attention mais ce ne sera que temporaire. Surtout que je dois aussi éviter les humains sur le qui-vive et les androïdes programmés à tuer. La seule solution, c’est de me cacher.

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Placards, bureaux, les cachettes sont mon salut. Jusqu’ici, les conduits d’aération m’ont permis de rester en vie et de me déplacer en relative sécurité mais pour combien de temps. D’autant que je suis souvent obligée d’évoluer à découvert, au risque de me faire repérer. Chaque effort me coûte et mes mouvements sont peu sûrs. La tension, la fatigue et l’air confiné m’épuisent. Je dois me déplacer furtivement et lentement. J’ai l’impression de ne pas avancer, que je ne vais jamais m’en sortir. Je dois chasser cette idée de ma tête. Je dois persévérer pour me tirer d’ici. J’ai aussi trouvé un décodeur, qui me permet de pirater le système d’ouverture de certaines portes. Mon cœur bat la chamade quand je dois me plier à cet exercice car le moindre bruit me fait sursauter et craindre le pire.

Les sons, je dois me concentrer sur les sons. Être à l’affut. Il n’y a que comme ça que je pourrai…. Attendez. Mon détecteur de mouvements m’indique une présence. Elle n’était pas là il y a 5 secondes. Il faut que je me cache, tout de suite. Ce placard est étroit mais ça devrait faire l’affaire. Mon dieu qu’est-ce que je fais dans cette galère… Je ne me ferai décidément jamais à l’espace. Le ciel de la galaxie est superbe mais cette station Sevastopol n’a pas fière allure. Elle n’est que l’ombre d’elle-même et toutes ses salles se ressemblent un peu. Je pourrais m’y perdre facilement, il faut que je reste concentrée, que je mette à jour régulièrement ma carte aux bornes consacrées pour ne pas m’égarer.

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Mon détecteur s’affole. J’entends quelque chose. Un pas lourd. C’est elle, c’est la créature. Je n’ai jamais rien vu de tel. Je l’ai vu tuer des hommes en un clin d’oeil. Venez m’aider je vous en prie. Elle est là, tout près. Elle va rentrer dans la pièce. Ne plus respirer. Ne plus respirer. Ne plus….

*Communication interrompue*

Quentin Buchberger

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