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J.O de Londres : Les athlètes français au sommet

LIFESTYLE

30 juillet 2012

Après seulement quelques jours de compétition, la France a déjà empoché plusieurs médailles olympiques (4e au classement général des médailles). Si la natation française est en or, d’autres disciplines sont aussi à l’honneur. Tour d’horizon des victoires françaises. 

J.O. Les Bleus à l'honneur- natation relais français
Un succès qui vaut de l’or

Un relais 4 x 100 m en or

C’est la fin d’un cauchemar. Quatre ans après avoir échoué à la deuxième place pour huit centièmes derrière les États-Unis, le relais 4×100 m français s’est adjugé l’or olympique. Et de quelle manière !  Loin d’être favoris, contrairement à 2008, les relayeurs Agnel, Leveaux, Gilot et Lefert ont crée la sensation en devenant champions olympiques pour la première fois de leur histoire en 3’09’93.

Inoubliable, frissonnante, indécise, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la performance stratosphérique des tricolores. Dans le sillage des États-Unis, emmenés par Michael Phelps et Ryan Lochte notamment, les Bleus n’ont jamais cessé d’y croire. Avec un retard de 0“55 aux 300 m, la mission s’annonçait presque impossible pour Yannick Agnel, dernier relayeur français.D’autant plus que face à lui se dressait, le nouveau champion olympique sur 400 m (4 nages) : Ryan Lochte. Mais impossible n’est pas français. Avec sa force, son talent et son courage, le squale niçois réalisa un retour monstrueux sur les derniers 50 m, avalant l’Américain au passage. Avec un seconde de retard sur les Français au final, les désormais ex-champions olympiques finissent avec un chrono de 3’10“38 devant la Russie qui complète le podium (3’11“41).

Phelps, Dieu de l’Olympe

C’est donc avec un esprit revanchard que les États-Unis se sont présentés lundi soir au départ du relais 4x 200 m. Vexés d’avoir dû se contenter de l’argent sur le relais 4×100, Michael Phelps et consorts n’ont laissé aucune chance à leurs challengers. Agnel, Leveaux, Mallet et Grégory améliorent pourtant leur chrono deux deux secondes en un an (7’02“77 contre 7’04“81). Insuffisant pour empêcher les Américains d’empocher l’or (6’59“70). Un succès qui permet à Michael Phelps de devenir le sportif le plus médaillé de l’histoire des Jeux Olympiques. 19 médailles dont 15 en or. Historique !!

J.O de Londres Les Français au sommet Yannick Agnel
Yannick Agnel ne lâche plus la médaille d’or

Yannick Agnel marche sur l’eau

L’ Aquatic Center est le nouveau terrain de jeu de Yannick Agnel. Au lendemain de sa victoire sur le relais 4 x 100 m, durant lequel il fut magistral, “le squale de piscine municipale“, comme il se décrit sur son compte Twitter, a empoché une nouvelle médaille d’or sur 200 m nage libre. Et avec la manière s’il vous plaît. Une finale survolé en 1’43“14. Une performance XXL, au point d’être adoubé par le sportif le plus médaillé de l’histoire des J.O. Un certain Michael Phelps. « Je lui ai dit que j’avais vu beaucoup de grandes courses et de grandes performances, notamment celles de Ian Thorpe, mais que son 200 mètres d’hier était probablement l’une cinq plus belles courses de l’histoire« . Une déclaration qui aide à comprendre – s’il le fallait encore – que le jeune nageur de 20 ans a totalement changé de dimension en l’espace de 48h.  le Chinois Sun Yang et le Sud-Coréen Park Taehwanh, deuxièmes ex-æquo (1’44“93) n’ont rien pu faire face au désormais cinquième champion olympique français de natation (en épreuve individuelle) de l’histoire.

J.O. Les Bleus à l'honneur Camille Muffat
Camille Muffat remporte l’or sur 400m nage libre

Camille Muffat, huit ans après…

A la croisée des chemins. Voilà comment l’on pourrait résumer l’histoire londonienne entre Laure Manaudou et Camille Muffat. Alors que la première, tentait un retour gagnant, auquel peu croyait, la seconde faisait office de favorite sur 400 m nage libre. Laure Manaudou, elle, qui fut la reine de l’épreuve en 2004. Dans l’ombre de cette dernière, Camille Muffat a souvent – trop souvent – souffert de la comparaison. Présente dans les tribunes après avoir été éliminée dès les séries du 100 m dos (22e place), la championne olympique à Athènes se mua en supportrice de sa cadette. Comme une passation de pouvoir. Tout un symbole.

Huit ans après, la jeune niçoise de 22 ans devient donc la deuxième nageuse française championne olympique. Dans une course dominée de bout en bout, Camille Muffat a su prendre les devants dès les premières longueurs. Face à la championne olympique en titre, Rebecca Adlington et à l’Américaine Allison Schmitt, Muffat n’a pas tremblé. Elle s’offre l’or en bouclant son 400 m nage libre en 4’01“45, devant Schmitt (4’01“77) et l’Anglaise Adlington (4’03“01). L’histoire est un éternel recommencement.

L’argent à défaut de l’or

« Je n’ai pas de regrets. Ce n’est pas la même saveur que l’or, mais je suis vraiment très contente. Moi, j’ai assuré ce que je pouvais dans l’état dans lequel j’étais. Même si ce n’est qu’une deuxième place, cela reste c’est ce que j’ai fait de mieux dans ma carrière derrière ma médaille. » Avant d’aller récupérer sa médaille d’argent, Camille Muffat semble lucide. Après son exploit la veille sur 400 m, la Niçoise n’a pas réussi à doubler la mise sur 200 m. Usée physiquement et psychologiquement, la nouvelle championne olympique se contente largement de sa médaille d’argent. Devancée par l’ Américaine Allison Schmitt (1’53“61), Muffat termine à presque deux secondes derrière (1’55“58). l’Australienne Bronte Barrat (1’55“81) complète le podium.

J.O de Londres Les Français au sommet Tony Estanguet
Tony Estanguet dans l’histoire du sport français

Un triplé historique

A lui seul, Tony Estanguet vient d’écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du sport français. Sa troisième médaille d’or acquise mardi en canoë monoplace, le place au panthéon. Il est désormais le premier sportif français à devenir champion olympique à trois reprises dans la même discipline (après 2000 et 2004). Désigné porte-drapeau de la délégation française à Pékin en 2008, le céiste tricolore n’avait pas supporté le poids de ce lourd fardeau. Non-finaliste, cet échec a servi au Français à aborder ces Olympiades de la plus belle des manières. Face à son illustre rival, le Slovaque Michal Martikan, Estanguet a su rebondir. En 97 secondes, pleines de panache et de maitrise, le triple champion du monde a su dompter les eaux capricieuses de Lee Valley. A peine remis de ses émotions, médaille autour du cou, l’athlète de 34 ans a laissé éclater sa joie. « Je viens de vivre un truc de malade… » Un sentiment, sans aucun doute, partagé par tous les supporters tricolores.

J.O de Londres Les Français au sommet Lucie Décosse
God Save Lucie !

Le discours d’une Reine

Quatre ans après avoir échoué en finale, Lucie Décosse remporte enfin le seul titre qui manquait à son palmarès. A 31 ans, la judoka française est devenue championne olympique ( en -70kg). Comme une évidence. A l’image de sa finale maitrisée de bout en bout face à l’Allemande Kerstin Thiele (un waza-ari, deux yukos), la journée de Lucie Décosse fut celle d’une Reine s’approchant doucement mais surement de son trône. Jamais inquiétée, et sûre de sa force – en témoigne son ippon sur Yuri Alvear après neuf secondes ! en quarts de finale – la triple championne du monde apporte, enfin,  la première médaille d’or française en judo de ces J.O. Aujourd’hui, à Londres, il n’y avait qu’une seule Reine. Elle était entourée d’un drapeau tricolore. Elle s’appelle Lucie Décosse.

J.O. Les Bleus à l'honneur Priscilla Gneto
Priscilla Gneto décroche le bronze à 20 ans

Gneto, le bronze à 20 ans

Un subtil mélange d’insouciance et de fraicheur. Voilà les ingrédients qui ont – en plus de son indéniable talent – permis à la jeune Prisilla Gneto de décrocher la médaille de bronze de judo (-52kg). Le tout à seulement 20 ans. Pour sa première participation aux Jeux Olympiques, cette jeune athlète, fille d’un footballeur et d’une handballeuse, tous deux ivoiriens, a grandi dans la culture de la gagne. Naturalisée française, il y a cinq ans, Priscilla Gneto est une précoce. En 2010, elle s’adjuge les titres nationaux en juniors et en seniors (en -52kg).  Hier, c’est en toute décontraction que la Française a battu dans le golden score la très expérimentée belge, Ilse Heylen (ippon, harai-goshi). Assurément le début d’une grande carrière.

A noter que la judoka Automne Pavia a décroché, lundi, la médaille de bronze (en -57kg), en dominant la hongroise Hedvig Karakas sur un yuko. Tout comme Ugo Legrand ( en -73kg) qui monte sur la dernière marche du podium grâce à son succès dans le golden score aux dépends de Wang Ki-Chun, double champion du monde et médaillé d’argent aux J.O. de Pékin.

J.O. Les Bleus à l'honneur Céline Goberville
Céline Goberville offre la première médaille des J.O. à la France

Un tir en argent pour Céline Goberville

La première médaille française de ces J.O. de Londres, c’est pour elle. La tireuse Céline Goberville a, en effet, remporté l’argent dimanche dans l’épreuve de pistolet à 10 m. La jeune Picarde de 25 ans, sixième mondiale, termine à la deuxième place derrière la Chinoise Guo Wenjun, déjà championne olympique il y a quatre ans à Pékin.


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