LIFESTYLE Basket : France – Espagne, le miracle français

Basket : France – Espagne, le miracle français

Commentaires (0) LIFESTYLE Alexandre Jeanpetit

L’Equipe de France a réalisé l’immense exploit d’éliminer l’Espagne sur ses terres, mercredi, en quart de finale de la Coupe du monde (65-52). Héroïques, Les Bleus retrouveront la Serbie, vendredi, pour une place en finale. 

(Andres Kudacki/AP)

(Andres Kudacki/AP)

Historique. Monumental. Miraculeux. On aura beau chercher, difficile de trouver les mots à la hauteur de la performance française face à l’Espagne. C’est une montagne que devait gravir les Bleus, privés de Tony Parker et Joachim Noah. Une mission quasi-impossible face à l’ogre espagnol, favori de la compétition. Sur ses terres, l’Espagne n’a connue la défaite qu’à deux reprises sur les 56 derniers matchs disputés. C’était face à la Team USA. Les deux fois, en amical.

Qu’à cela ne tienne, ce mercredi soir, à Madrid, dans une salle hostile, la France a brisé le rêve de tout un peuple. Elle a tué de sang-froid son ennemi favori. Une performance majuscule, acquise grâce à une défense héroïque et à un savoureux mélange de culot et d’insouciance qui caractérise à merveille la nouvelle génération. N’en déplaise à Sergio Ramos et Iker Casillas, présents dans les tribunes, les galactiques étaient sur le parquet. Vêtus de blanc.

La furia tricolore

D’aucuns s’accordent à dire que cette victoire face aux Espagnols est encore plus belle que celle de l’an dernier en demi-finale de l’Euro. Cette fois-ci, Pau Gasol, l’un des meilleurs pivots du monde était bien présent sur le parquet. A l’inverse, Les Bleus devaient combattre sans leur meneur, Tony Parker. Vincent Collet, lui, est toujours là. Cette victoire, c’est avant tout la sienne. Si ses hommes ont souffert durant la partie, ils n’ont quasi jamais été menés. De deux points dans le premier quart-temps (13-15, 9e) et d’un seul dans le troisième (39-40, 27e). Etouffés et incapables de mettre de la vitesse dans leur jeu, les Espagnols ont du s’en remettre à de rares éclairs de génies de Pau Gasol. La faute à une défense française de toute beauté. Seulement 52 points encaissés, tandis que la dream team espagnole en marquait 88 par match depuis le début du tournoi.

Dans un dernier quart-temps irrespirable, les jeunes tricolores ont brillé. C’est le cas de Thomas « Cojones » Heurtel (13 points), auteur du panier assassin qui donna 8 points d’avance aux siens à une minute trente de la fin du match (60-52). Rudy Gobert, quant à lui, (13 rebonds) a donné la leçon aux frères Gasol et à Ibaka.

Avec cette victoire, l’équipe de France égale sa meilleure performance en Coupe du monde. Pour retrouver trace des Bleus dans le dernier carré, il faut remonter en 1954. Vendredi, les hommes de Vincent Collet affronteront la Serbie, qu’ils ont battu en phase de groupes (74-73), pour se donner le droit de rêver à une finale face aux Etats-Unis. Une mission tout aussi impossible.

 

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