POP CULTURE US Open : Cilic, grande première

US Open : Cilic, grande première

Commentaires (0) POP CULTURE Alexandre Jeanpetit

A l’issue d’une finale à sens unique, Marin Cilic a remporté, ce lundi, l’US Open à New-York.  Son premier titre du Grand Chelem, aux dépends d’un Nishikori, plombé par l’enjeu (6-3, 6-3, 6-3).

C.TROTMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

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Allongé sur le court Arthur-Ashe, les yeux rivés vers le ciel, Marin Cilic peut laisser éclater sa joie. En remportant, à 25 ans, son premier Majeur, il est devenu le 8ème joueur en activité à compter un titre du Grand Chelem. Une prouesse d’autant plus remarquable qu’il disputait ce lundi – tout comme Kei Nishikori – la première finale de sa carrière à ce niveau. Dans ce duel de novices, on aurait pu s’attendre à une bataille acharnée et indécise. Il n’en a rien été. Ce fut, au contraire, une démonstration de Marin Cilic. Le protégé de Goran Ivanisevic, dernier croate à avoir remporté un Grand Chelem (Wimbledon en 2001), a balayé le japonais Nishikori en moins de deux heures.

Cilic, taille patron

D’entrée, le Japonais est asphyxié. Tombeur de Novak Djokovic en demi-finale, Nishikori est méconnaissable. Dépassé par l’ampleur de l’événement, son jeu se crispe. Son agressivité ? Disparue. En témoigne ses 30 fautes directes. Et seulement 19 points gagnants. Insuffisant, beaucoup trop insuffisant face à un Marin Cilic, qui est resté sur son nuage après ses victoires en trois sets aux tours précédents face à Berdych et Federer.

Le Croate a tout mieux fait que son adversaire du soir. Une première balle comme arme fatale (17 aces au total), un coup droit et un revers dévastateurs (38 coups gagnants) et des montées au filet victorieuses du haut de son mètre 98 (11 approches sur 13 concluantes). Le dernier jeu de cette finale ? Cilic l’a géré comme un cador. Deux services gagnants pour débuter (30-0), une faute en revers de Nishikori (40-0), une double-faute du croate, qui tremble au moment de conclure (40-15), et un revers décroisé, dans la foulée, pour achever une partition maîtrisée de bout en bout. Avec une facilité déconcertante.

«J’ai fourni un travail très intense, surtout sur cette deuxième partie d’année. Goran m’a apporté quelque chose de très spécial. Il fallait avant tout que je me fasse plaisir et que j’en prenne dans mon tennis et dans la vie. Mon rêve se réalise, c’est un grand accomplissement.», a expliqué Cilic, nouveau numéro 9 mondial.  A l’ère du « Big Four », ce titre prend encore plus d’ampleur. C’est seulement la quatrième fois sur les 40 dernières finales de Grand Chelem, qu’un titre échappe à Novak Djokovic, Rafael Nadal, Roger Federer ou Andy Murray.

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