LIFESTYLE Ligue 1 : Le PSG déjà dos au mur

Ligue 1 : Le PSG déjà dos au mur

Commentaires (0) LIFESTYLE Alexandre Jeanpetit

Trois nuls d’affilés ont suffi à placer le PSG au centre d’une tourmente médiatique. Au ralenti, le club de la capitale aborde une semaine cruciale. À commencer par un déplacement à Caen ce mercredi. Alors, y’a t-il un malaise chez le champion de France ? Ou est-ce seulement une période de doute passagère ?

Laurent Blanc, dans la tourmente ? -DR

Laurent Blanc, dans la tourmente ? -DR

A Paris, bien plus qu’ailleurs, le résultat n’est pas un objectif mais une nécessité. Dès lors, le moindre faux pas, ou écart, s’apparente à un échec. Un mot que le PSG doit rayer de son vocabulaire pour atteindre ses ambitions. Pourtant, depuis le début de la saison, le double champion de France en titre est au ralenti. 4 nuls et 2 victoires en 6 matchs de championnat. Le PSG, reste même sur trois nuls d’affilés toutes compétitions confondues. Suffisant pour se poser des questions. Certes. Certainement trop prématuré pour évoquer un mot que connaît bien le PSG : la crise.

Dimanche dernier, au Parc des Princes, le PSG s’est fait rejoindre au score par Lyon en fin de partie. Un nul logique au vu de l’incapacité des Parisiens à tuer le match après l’ouverture du score de Cavani. C’est bien là que le bât blesse. Comme face à Reims (2-2), Rennes (1-1), et l’Ajax (1-1), le PSG a dû se contenter du partage des points. A chaque fois, le même scénario se répète. Paris marque, gère, recule et se fait logiquement punir. Une inhabilité à mettre de l’intensité qui inquiète. Tout l’inverse de la saison dernière.

« Nous n’avons pas les réponses à nos questions. Je ne parviens pas à comprendre ce qui nous arrive. La chose qui énerve le plus c’est que nous ne faisons plus ce que nous étions habitués à faire. Nous ne parvenons pas à marquer le deuxième but, c’est la clé de tout ». Laurent Blanc, lui-même, ne semble pas savoir d’où vient le problème. D’aucuns s’accordent à dire que les Parisiens font preuve de suffisance. Il s’agirait donc juste d’une question d’envie ? Ou d’un manque d’envie plus précisement ?

Si l’absence de motivation des joueurs de la capitale depuis le début de la saison est bel et bien d’actualité, elle ne peut en aucun cas être la seule source des maux actuels du club. Etonnamment à court physiquement – à l’image de Matuidi – les coéquipiers d’Ibra peinent à se créer des occasions. Pis, ils en concèdent. Sur les quatre dernières rencontres, la répartition des tirs subis est révélatrice de la difficulté du PSG à finir les matchs (26% en 1ere période, 74% en seconde). Des problèmes qui laissent place au doute. Et à une remise en question – pour certains exagérée – de Laurent Blanc.

La Prince, il est pas content. -THIBAULT CAMUS/AP/SIPA

La Prince, il est pas content. -THIBAULT CAMUS/AP/SIPA

Blanc, en première ligne

« Tout le monde se focalise sur le système, vous allez un petit peu vite. C’est un système qui a fait ses preuves, n’oublions pas ce qu’il a apporté. Les joueurs sont bien dans ce système. A part quelques-uns… ou un. On a non seulement gagné avec, mais aussi offert un jeu de qualité. ». Le coach francilien a des arguments pour sa défense. Pourtant poussé par la plèbe et les différents observateurs à essayer un autre système que le 4-3-3, si cher au Cévenol, ce dernier persiste. Une manière d’asseoir – comme il le peut – une autorité de plus en plus fragilisée. Critiqué pour ses choix en cours de matchs (notamment celui contre Lyon), l’ancien coach de Bordeaux est bousculé dans ces certitudes. Les rumeurs (fondées ?) sur l’influence des cadres (Ibrahimovic, Silva, Motta) sur la direction parisienne n’arrangeant rien.

Pour la première fois depuis son arrivée à Paris, l’ancien sélectionneur des Bleus est dans l’œil du cyclone. Il doit se débarrasser de cette image de spectateur privilégié. Donc, faire des choix. Cela passe par un changement de système, un discours en interne ou plus simplement par des choix d’hommes sur le terrain.

Lorsque les résultats sont au rendez-vous, le groupe est en autogestion, en leur absence, Blanc est responsable. Une analyse simpliste que Blanc a l’occasion de réfuter en ce début de saison poussif. Cela commence par un déplacement à Caen ce mercredi soir. Puis à Toulouse samedi prochain. Avant de recevoir, le mardi suivant, l’ogre barcelonais au Parc des Princes. Laurent Blanc doit quitter cette zone de turbulences et prouver que le pilotage automatique est insuffisant pour remettre le PSG dans le droit chemin.

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