POP CULTURE Transformers : L’Âge de l’extinction des feux ?

Transformers : L’Âge de l’extinction des feux ?

Commentaires (0) POP CULTURE Alexandre Jeanpetit

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Pour ce quatrième opus de la franchise, Michael Bay a fait ce qu’il savait faire de mieux, c’est à dire un script proche du néant côtoyant un déluge d’effets spéciaux. L’épisode de trop ? A l’occasion de la sortie du film en Blu-ray/DVD, on vous donne (notre) réponse et on vous explique pourquoi vous n’offririez pas ce film même à votre pire ennemi pour les fêtes de Noël.

Mark au pays des robots

Pas la peine de tourner en rond. Transformers n’a jamais brillé pour l’audace de ses scénarios, ni par le jeu de ses acteurs (on pense à Shia LaBoeuf, Megan Fox ou Rosie Huntington qui se volent la vedette de l’interprétation la plus fade). Ce quatrième épisode ne s’émancipe pas de ses aînés, se calquant sur le même credo : des robots affrontent d’autres robots et cassent à peu près tout. Au milieu de la cohue ambiante, les humains hurlent, gesticulent plus ou moins hystériquement et se battent entre eux. Bref, une joyeuse pagaille. C’est à se demander si quelqu’un sait vraiment pourquoi tout le monde se bat.

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Mark Wahlberg, porté disparu. – DR Paramount Pictures

Jusqu’au dernier moment, on a souhaité que Mark Wahlberg se soit finalement abstenu. Qu’au dernier moment, il ait décommandé. « Non les gars finalement, je ne suis pas très chaud, je crois que je vais rester au lit ». Mais non, il est bien là, confirmant son statut d’acteur ambivalent (une fois c’est bien, une fois c’est nul). Fighter n’est pas si loin. Ted était plutôt rigolo. Les nostalgiques se souviennent avec émoi de Boogie Nights ou des Infiltrés. Mark, qu’es-tu venu faire dans cette galère ? Bien sûr, on savait que tu aimais parfois prendre des chemins plus « conventionnels »… Very Bad Cops, Lovely Bones, Max Payne… Mais là, tu fais fort. D’accord tu as déjà tourné avec Michael Bay, dans No Pain No Gain. Mais ce petit fiasco aurait du te mettre la puce à l’oreille. Tu aurais pu décliner poliment cette nouvelle invitation. Maintenant, avec tes airs de fermier intello cascadeur manieur d’arme extraterrestre, tu as fini de convaincre tes détracteurs et de traumatiser tes fans. Manquerait plus que tu ais fait ça pour l’argent tiens…

Au passage, on est un peu déçu de te trouver dans un tel projet, où ton réalisateur semble avoir plus de considération pour ses robots que pour ses rôles féminins. Navrant.

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Optimus Prime, meilleur acteur du film – DR Paramount Pictures

Déluge d’action

La métaphore du Déluge n’est pas usurpée. Imaginez vous une grande vague qui s’avance vers vous et recouvre tout. C’est exactement cela, Transformers. Très tôt dans sa carrière, Michael Bay a compris que l’impact visuel pouvait faire oublier tous les discours du monde et a appliqué inlassablement la recette à toute sa saga, pour ne pas dire à tous ses films.

Aussi, on retrouve Optimus Prime et ses comparses, bien décidés qu’ils sont à sauver la Terre, toujours gentils et toujours impliqués dans des combats dantesques contre d’autres robots méchants et vicieux. Et le temps file, sans qu’on s’en rende vraiment compte. Près de trois heures plus tard, nos oreilles sifflent, nos yeux pleurent, éprouvés par cette 3D explosive et bruyante. Mais on a passé un « bon » moment, comprenez qu’on ne s’est pas ennuyé et qu’on a même pris un certain plaisir – même si la culpabilité n’est jamais très loin. La quasi totale absence de liens avec les épisodes précédents n’altère pas non plus la compréhension d’un récit très limité. Une « déception », rapidement gommée par un bestiaire de robots exubérant, mention spéciale au tyrannosaure métallique complètement hallucinant.

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Le T-Rex, seule véritable attraction du film – DR Paramount Pictures

Avec son nouveau Transformers, Michael Bay reste donc sans surprise sur sa ligne de conduite : mettez des explosions dans un film et le spectateur est content. Le public sait à quoi s’attendre, aussi n’y a t il pas de quoi crier au scandale. Mais peut être qu’à trop jouer avec le feu, Bay pourrait bien se brûler les doigts. Et dégoûter une bonne fois pour toute ceux qui lui pardonnent déjà beaucoup.

Quentin Buchberger

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